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LE CONCILE DE TRENTE |
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Le véritable acte qui marque la volonté de
la communauté catholique romaine d'un changement et d’un
redressement, c’est le Concile de Trente. Sous la pression de
conciles locaux ou régionaux, la nécessité d'un concile général se
faisait jour. PAUL III (1534-1549) réunit une commission
préparatoire de ce concile. Après avoir envoyé le nonce Vergerio en
Allemagne pour traiter avec l'empereur et les princes Luthériens de
la réunion d'un concile, il le convoque à Mantoue. Le Duc de la
ville faisant opposition, il doit le rapatrier à Vicence
(1537-1538). Mais les protestants refusent de se rendre dans une
assemblée qui ne se tiendrait pas en territoire allemand. D'autre
part, la lutte entre François 1er et Charles-Quint rend impossible
un véritable concile de toute la chrétienté. Il faut attendre la
paix de Crespy (1544). Les patriarches de l'Eglise sont alors
convoqués à Trente, ville du Tyrol, à égale distance de l'Italie et
de l'Allemagne. Nouveau refus protestant. Melanchton argue que le
Pape n'a pas le pouvoir de convoquer les conciles et que celui de
Trente ne sera jamais un concile général du fait que les Laïques ne
peuvent y figurer. Le Concile s'ouvre pourtant le 15 Décembre 1545,
sous la présidence des trois Légats Del MONTE (futur Jules III)
CERVINI (futur Marcel II) et Reginald POLE.
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PREMIERE PERIODE (13 Déc 1545 - 11 Mars
1547) |
Elle compte huit sessions. Les participants
décidèrent de l'ordre à tenir. Pour écarter les intrigues et
rivalités, il fut décidé que le vote n'aurait pas lieu par nation
comme à CONSTANCE, mais par tête. Il fut aussi décidé que seuls les
Cardinaux, les évêques, les généraux d'ordre et les abbés auraient
droit au vote. Les Légats furent désignés pour décider des sujets à
traiter. Ceux-ci furent alors étudiés par des congrégations
spécialisées de canonistes et de théologiens et furent ensuite
soumis à des congrégations générales d'évêques. Les décrets qui en
résultèrent furent alors promulgués en session générale. Mais les
Princes souhaitèrent faire valoir leurs volontés particulières et
tentèrent d'influer sur le cours du Concile. Charles-Quint était
favorable à ce que le Concile devienne un colloque contradictoire
avec la dissidence protestante d'Allemagne. Le Pape était contre,
par soucis de maintien de l'orthodoxie. Pour concilier les deux
parties, il fut décidé que chaque session porterait à la fois sur un
décret dogmatique et un décret disciplinaire. L'opposition entre
l'Empereur et le Pape s’envenima. Suite à une épidémie, le Pape
transféra le Concile à Bologne. Toute chance d'y voir les
Protestants disparut ainsi. Charles-Quint résista et fit rester à
Trente les prélats Espagnols et Allemands. Il publia une
protestation menaçante (janvier 1548) et accorda aux protestants "
l’Intérim d'Augsbourg", où il concédait la communion sous les deux
espèces et le mariage des prêtres. Il n'en avait pas l'autorité,
mais passa outre. Le Concile fut dissous par PAUL III, en Septembre
1549.
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SECONDE PERIODE (1551 à 1552) |
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Elle débute avec le pontificat de Jules III
(1550 - 1555), l’ex-cardinal DEL MONTE, et légat de la précédente
période conciliaire. Cette fois, le Concile voit le double refus de
participation des allemands et des français. Les Princes allemands
dirigés par Maurice de SAXE exigent que le Pape et ses Légats
n'aient pas la présidence et que les théologiens protestants
puissent avoir voix délibérative. HENRI II, le roi de France, qui
pense pouvoir s'allier avec les princes protestants contre
l'empereur Charles-Quint ne souhaite pas les froisser par la
présence du clergé français. Il déclare que la France " pure
d'hérésie " n'a aucun besoin d'un concile général. Huit sessions
seront pourtant tenues. Après la sixième, (avril 1552) Maurice de
SAXE, prenant le parti des Princes protestants se retourne alors
contre l'Empereur Charles-Quint, et envahit le Tyrol. Devant le
danger des armées en marche vers Trente, le Concile se dissout
rapidement et les prélats s'enfuient. L'interruption avait été
prévue pour deux ans, mais elle dura neuf années. Après Jules III,
mort en 1555, succède un autre légat du concile, Cervini, qui sous
le nom de Marcel II ne règne que vingt-deux jours. Jean-Pierre
CARAFFA, Pape sous le nom de Paul IV (1555 - 1559) ne réunit pas le
Concile, par méfiance contre les Princes, et décide de mener à sa
manière la réforme indispensable.
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